La géobiologie est l'étude de l'ensemble des
influences de l'environnement sur le vivant, et notamment des ondes liées aux
champs magnétiques et électriques, courants d'eau souterrains, réseaux
métalliques, failles géologiques, etc. Le terme peut se définir
étymologiquement. Il s'agit d'une association de la racine géo (la terre) et
biologie (l'étude de tout ce qui est vivant). Il s'agit le plus souvent d'un
ensemble de croyances. La géobiologie tente d'aborder les liens existant entre un
certain lieu et la vie qu'elle soit humaine, animale ou végétale,; il s'agit
d'un autre regard que celui des sciences exactes. Ce n'est pas à proprement
parler une science mais, dirait-on d'une parascience.
Elle s'occupe de ce qui peut nuire au
développement harmonieux de la vie en toutes ses composantes, dans un espace
donné. Ce n'est pas de l'écologie, ni un impact immédiat sur le "développement
harmonieux de la vie", rien à voir avec la météorologie. Elle se concentre donc
sur les phénomènes échappant aux disciplines classiques ayant une dimension plus
diffuse (énergies). Que l'on appelle souvent déséquilibres "cosmo-telluriques"
(réels ou supposés) qui seraient liés à la présence de perturbation dans le
sous-sol : courants d’eau souterrain, failles, cavités, filons de minerai,
courants telluriques, réseau Hartmann, réseau Curry, réseau Peyré, etc.
Elle se préoccupe également les champs
magnétiques, les champs électriques nocifs provoqués par des installations
électriques intérieures ou extérieures à l’habitation, sans oublier les
émissions radio de tous ordres (téléphones sans fil, portables, GSM, WiFi,
etc.). Pour ce qui concerne les émissions de champs électriques, on prend comme
référence le seuil tolérable de 5mV/m et, pour les champs électromagnétiques, le
seuil de 2 milligauss (conformément au niveau des champs telluriques naturels.
S'y ajoutent les circulations d’énergie perturbées par les formes d’un bâtiment
ou une mauvaise répartition des pièces dans l’habitat (pour les asiatiques,
constructions qui ne respectent pas les principes du Feng Shui).
Les problèmes de santé peuvent être liés à la
présence de perturbations géo-biologiques dans une chambre, un local commercial,
un élevage etc., sont de tous ordres (tous types de cancers, fatigue anormale,
sommeil non réparateur). Le "vent solaire" touche notre planète mais également
un ensemble d'énergies cosmiques, par exemple, les particules de haute énergie,
appelées par les physiciens les rayons cosmiques, dont doivent se protéger les
spationautes. Dans une vision qui s'apparente au panthéisme, certains
considèrent que la Terre fait tout pour maintenir les conditions nécessaires à
la vie : c’est le principe de l’homéostasie chez les êtres vivants (Hypothèse
Gaïa).
Les différents mouvements de matière se
produisant à l’intérieur de la Terre, dont nous n’avons qu’une connaissance très
partielle, produisent les ondes telluriques. Par définition, les géobiologistes
parlent d’ondes pour tout ce qui sort de la Terre et de courants pour ce qui
reste à l’intérieur. L'inversion des pôles magnétiques qui se fait lentement et
dont le demi-cycle est de 270 000 ans est mouvement, certains avancent que cette
inversion constitue une sorte de "système respiratoire magnétique" de la Terre.
Le champ magnétique peut être visualisé avec de la limaille de fer et un aimant.
Concernant les sons, un physicien aurait mis en évidence la forme du champ
généré grâce à du sable, une plaque et des instruments de musique. Une ou
plusieurs plaques de laiton, de forme circulaire ou carrée, fixées
horizontalement en leur centre à un socle de noyer, sont nommées plaques ou
bancs de plaques vibrantes. Elles servent à reproduire les figures dites de
Ernst Chladni, qui mettent en évidence la propagation des ondes sonores dans les
solides. Il y a également différents types de champs comme celui généré par une
aiguille qui vibre en milieu liquide.
Le champ électromagnétique étant de plus en plus
saturé à la surface de la Terre, nous pouvons nous demander si nous n’allons pas
muter à une vitesse plus rapide encore, à cause des effets des champs
électromagnétiques sur les cellules. Si vous approchez un tube néon sous des
lignes électrique à haute tension, il s'allume. Une ligne à haute tension ne
doit pas dépasser 450 kV en France.. Les normes sanitaires françaises
interdisent à un travailleur d’opérer sur une ligne HT plus d’une heure.
Mais qu’en est-il d’une exposition constante,
même si elle n’est pas fortement élevée ? Concernant les habitations proches des
lignes à haute tension, on peut d’autant plus se poser la question et, comme les
sommes d’argent en jeu sont importantes, les études sur le sujet sont assez
occultées. Normalement, il est recommandé de s’éloigner d’1 m pour 1000 volts (à
partir de l’émission et non de la base du poteau). Ce qui signifie que les
lignes HT de 450 kV devraient se trouver isolées des habitations d'au moins 450
m de rayon de distance. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, bien des riverains
se plaignent.
Savons-nous qu'en France, plus de 80% des
terrains des maisons sont traversés par des cours d’eau souterrains? Les
végétaux sont très sensibles à ces perturbations; o peut parfois observer des
arbres qui semblent fuir le bord de la route comme si cette dernière les
repoussait; dans votre jardin, cherchez les arbres qui semblent avoir deux
têtes.
Les ondes liées à ces phénomènes sont dite de
type scalaire, elles peuvent être ressenties par les personnes sensibles, mais
il n'existe à l'heure actuelle aucun appareil capable des les mesurer
directement leur existence n'est donc pas scientifiquement prouvée. Pain bénit
pour certains!
On pourrait, toutefois, les mesurer
indirectement, à condition de se trouver dans un lieu clos. Le "sonotest" est
l'appareil à utiliser; il fonctionne sur le même principe qu'un sonar: on génère
une onde sonore en frappant un diapason, le son est capté via deux microphones,
puis visualisé sur l'écran d'un oscilloscope. On voit ainsi apparaître sous
forme graphique les différences subtiles de densité de l'air induites par les
ondes telluriques. Dans la pratique de la géobiologie sur le terrain, ce sont
donc des méthodes de détection radiesthésiques qui sont utilisées par les
géobiologues pour détecter les phénomènes. Ces méthodes sont malheureusement
totalement invérifiables car elles s'appuient à 100% sur les capacités de
perception de l'opérateur, et certains pensent que les résultats positifs
obtenus par la radiesthésie sont l'équivalent statistique de ceux qui sont
obtenus par le pur hasard; des expériences dites "de Munich" et de Kassel en
seraient la preuve.
Pour les géobiologue, à chaque métal présent
dans le sous-sol de la terre correspondrait un réseau particulier formant un
maillage plus ou moins large. Le réseau qui a le plus de notoriété est connu
sous le nom de réseau Hartmann. Ernst Hartmann, un médecin allemand né en 1915
et ayant été médecin militaire pendant la seconde guerre mondiale, période où
son pays connut une certaine tentation pour des pratiques irrationnelles. Ce
réseau correspond au nickel. Il existe plusieurs réseaux différents mais, le
réseau le plus utilisé par les bâtisseurs qui seraient adeptes de la géobiologie
sont le Hartmann que l'on percevrait le plus facilement.
Ces réseaux seraient formés de "murs"
énergétiques, autrement appelés lignes telluriques. Les géobiologues aiment à
penser que les bâtisseurs du passé ont eu par l'intuition ou l'expérience tiré
profit des croisements de lignes positives triples et quadruples pour implanter
les lieux de culte d'autrefois, d'autant que les vortex cosmo-telluriques
affectionnent ces points très positifs. Cette propension à projeter un prétendu
savoir géo-biologiste sur les bâtisseurs du passé est d'autant plus forte que les
sources historiques vérifiables manquent (édifices incas, dolmens et menhirs,
etc.)
Les réseaux du nickel et du fer sont ceux que
l'on ressentirait le mieux, pourraient avoir des effets néfastes, à
l'emplacement des croisements de lignes négatives, et surtout s'il s'agit de
croisements négatifs de lignes doubles ou triples. L'effet néfaste est décuplé
en cas de présence de faille ou de courant d'eau souterrain au même endroit,
tandis qu'il sera atténué par certains cristaux et… par les chats ! Ils
affectionnent ces emplacements et sont, apparemment, capables de transmuter les
énergies négatives. Un endroit où un chat persiste à venir uriner sans raison
apparente est en général un endroit néfaste du point de vue énergétique. Les
fourmis et, dans le règne végétal, les orties, les ronces ou encore le houx ont
également tendance à rechercher ces endroits, alors que les arbres y poussent
avec difficulté.
Les zones négatives pourraient causer, à moyen
ou à long terme, maladies, cancers, mauvaises humeurs et insomnies. Les courants
telluriques seraient des flux formant un réseau qui ressemblerait au réseau
hydrologique. Toujours en quête d'une justification plongeant dans le passé, les
géobiologues aiment à penser que cette énergie venant de sous terre a été
diabolisée ou reconvertie par l'Église car ces lieux ont de tout temps été
considérés comme sacrés; Les toponymies locales abondent en termes connotés
positivement ou négativement (le lit du diable, le Creux de l'Enfer, le rocher à
la Vouivre, la Grotte Saint Georges, le trou aux nutons, etc.) qui peuvent faire
rêver à l'existence de courants telluriques maléfiques.
L'homme dans la plupart des civilisations a
tenté de maitriser les influences du lieu et d'en étudier les caractéristiques
avant d'y bâtir son toit. Les compagnons, les bâtisseurs de cathédrales ont
développé cela en Occident, définissant certaines orientations spécifiques des
bâtiments par rapport aux points cardinaux. En Asie le Feng-shui a codifié de
façon très précise de telles pratiques associées aux valeurs des cultures
asiatiques et à la pensée chinoise. Le Feng a connu un certain succès de mode
dans les années 80,. La recherche d'harmonie avec l'environnement naturel qui
revient à la mode en Occident depuis ces dernières années -mais qui n'a jamais
disparue- est une préoccupation très ancienne centré principalement sur les
questions pratiques (d'emplacement de lits) et universelle. La spiritualité New
Age et leur présence a été renforcée par le succès, les démarches empiriques —
et le confort intellectuel provenant de la relative simplicité des recettes à
appliquer, d'un Feng shui occidentalisé et simplifié. Les gens aujourd'hui
contestent et recyclent leurs ressentiment anti-scientifique et religieux dans
une promotion de l'irrationalité, qui peut apparaître comme une réponse à une
société technicisée et inhumaine qui délaisse le rôle de l'individu dans sa
liberté.
Oui, il faut le dire, la géobiologie est constituée de nombreuses
affirmations non prouvées selon les critères de la Science, la géobiologie
invente des concepts sur la relation entre un lieu et la façon dont la vie
humaine, animale ou végétale se développe. Aucune expérience faite selon les
critères scientifiques, qui limitent les biais comme le double aveugle, n'a
montré l'existence de "perturbations géo-biologiques". La notion de courant
tellurique utilisée par la géobiologie n'a rien à voir avec celle qu'a élaboré
la géophysique (où ce courant dépend de l'ensoleillement), et aucune mesure ne
permet d'identifier une distribution en maillage de points significativement
riches en radioactivité (les géobiologues ne lient d'ailleurs pas non plus ces
réseaux à la radioactivité). La corrélation de ces phénomènes allégués avec un
effet négatif sur l'homme n'est pas non plus démontrée. Il n'en demeure pas
moins que le sourcier connaît ainsi l'emplacement de l'eau, il la détecte avec
sa baguette. Lorsque une maison semble négative à la personne qui y vit,
quelques mesures qui semblent "sans queue ni tête" apporte très souvent
apaisement et équilibre intérieur. Est-ce seulement un effet placebo, est-ce une
réalité intrinsèque? Qui peut se vanter (et peut) savoir prouver le
charlatanisme de ces pratiques ancestrales? Qui peut nier l'extraordinaire
augmentation des cancers de quelques natures qu'ils soient? L'augmentation des
scléroses en plaques que d'aucuns imputent à l'électromagnétisme?
Les arbres des villes menacés par les ondes Wi-Fi
D’après une étude menée et publiée le 27 novembre 2010 par une
université néerlandaise, les ondes Wi-Fi seraient dangereuses pour les
arbres à feuilles caduques et perturberaient leur croissance. L'étude
hollandaise suggère que les radiations Wi-Fi créent d’étranges anomalies
chez les arbres. Ce qui est très embêtant, car nous aimons à la fois le
Wi-Fi et les arbres. Sans compter que nous ne sommes pas forcément plus
costauds qu’un arbre. Menée sur une durée totale de cinq ans, des
chercheurs de l’Université de Wageningen ont exposé 20 frênes à
différentes radiations et ont constaté la mort de l’épiderme supérieur
et inférieur des feuilles sur les arbres placés à proximité de routeurs
Wi-Fi. Il y a cinq ans, les autorités de la ville d’Alphen aan den Rijn
avaient commandé cette étude après avoir découvert sur certains arbres
des anomalies ne pouvant être attribuées à un virus ou à une infection.
Peut-être car il s’agit d’une étude préliminaire, dont les résultats
doivent être confirmées. Et comme les précédentes études ont plutôt
démontré l’innocuité du Wi-Fi, les autorités se veulent rassurantes.
Comme toujours dans ce genre de circonstances. Toutefois précise le site
PC World, « les chercheurs ont appelé à la réalisation d’autres études
pour confirmer leurs résultats ».
Le Wi-Fi s’est imposé comme distributeur d’internet sans fil dans la
boucle locale. Mais il se pourrait que le Wi-Fi soit également un tueur
silencieux.
70% des arbres des zones urbaines présentent les mêmes symptômes, contre
seulement 10% il y a cinq ans. Mais tout de même: si le Wi-Fi peut
affecter la croissance d’un arbre, quel effet a-t-il sur nous?